Clinique psychanalytique contemporaine

La clinique psychanalytique contemporaine ?

La psychanalyse a traversé ses propres mutations silencieuses, comme tout ce qui est vivant.

Freud a ouvert le continent de l'inconscient, cartographié le refoulement, le conflit intrapsychique. Puis la clinique a rencontré des souffrances que ce premier modèle ne suffisait plus à accueillir : des êtres dont la douleur était un vide plutôt qu'un conflit, une absence de forme, un défaut de contenance.

C'est là que la psychanalyse s'est transformée.

Winnicott a ouvert la question de l'environnement premier. Bion a exploré la pensée en train de naître. Anzieu a nommé le Moi-peau. Et André Green, figure majeure de cette évolution, a posé les bases d'une clinique du négatif : ce qui, dans la psyché, s'est inscrit en creux, ce qui agit depuis l'absence, ce qui cherche encore une représentation.

Sa clinique des états-limites a ouvert un nouveau territoire. Au-delà du conflit, la question de la limite elle-même : ce qui fait tenir ensemble un sujet, ce qui lui permet de distinguer le dedans du dehors, le soi de l'autre.

Les souffrances d'aujourd'hui appellent cette écoute.

La clinique rencontre davantage de fragilités narcissiques, de vides identitaires, de difficultés à symboliser l'expérience. Le monde contemporain, accéléré, fragmenté, hyper connecté et pourtant sans appartenance, produit des formes de mal-être où ce qui manque est la contenance elle-même .

La psychanalyse contemporaine répond à cela.

Elle offre un espace où la psyché peut se retrouver, reprendre forme

Une clinique du lien et ce qui cherche encore un passage.


Ce que cette clinique permet

Le travail analytique contemporain accompagne un processus d'individuation : ce mouvement discret où chacun retrouve sa forme propre, sa verticalité, son axe vivant.

Les émotions brutes trouvent un chemin vers la pensée. Le dedans trouve un passage vers la lumière. L'être retrouve un rythme à sa mesure.

Les rêves font partie du travail, quand ils apparaissent. Ils surgissent lorsque l'inconscient se sent accueilli. Ce sont moins des énigmes à résoudre que le langage du vivant qui se réorganise. Certains rêvent beaucoup, d'autres commencent en chemin, d'autres encore laissent parler le symbole dans leurs gestes, leurs silences, leurs intuitions.

La limite, elle, est au cœur de cette clinique. Elle est moins une barrière qu'une membrane vivante : le lieu où l'être se constitue, où le dedans trouve sa cohésion, où la rencontre devient possible.


Pour qui ?

Pour celles et ceux qui traversent :

  • Une hypersensibilité, un débordement, une confusion
  • un vide intérieur, une anxiété existentielle, une perte d'axe
  • des répétitions affectives ou professionnelles
  • des effondrements discrets, une hyper adaptation
  • une instabilité identitaire, des difficultés de symbolisation
  • un trauma relationnel, des blessures d'attachement
  • ou simplement le sentiment qu'un autre espace de vie est possible.  






La psyché n’est pas une histoire à expliquer,

mais un espace subtil qui cherche une forme pour naître.

        L'eau sait ce que le mouvement ignore encore