La naissance intérieure n’est pas un choix : c’est ce qui arrive quand la vie décide de nous ouvrir.
Certaines vies ne se construisent pas par volonté.
Elles se révèlent au fil d’une traversée — faite d’épreuves, d’éclaircies,
de passages silencieux où quelque chose se déplace en nous avant même que nous ne sachions le nommer.
La mienne s’est ouverte ainsi.
Depuis 1996, ma longue traversée psychanalytique a façonné mon regard,
ma présence,
et cette manière singulière d’écouter le vivant chez l’autre.
Ce chemin, exigeant et fécond, a relié en moi
la psychanalyse contemporaine,
la pensée Jungienne,
la philosophie,
et le travail des rêves.
Non pas pour créer une méthode,
mais pour laisser émerger une écoute élargie — un espace où l’inattendu, l’implicite et le symbolique peuvent trouver leur forme.
Pendant plus de vingt-cinq ans, j’ai accompagné des dirigeants, des créatifs, des chercheurs de sens, des équipes en transformation.
Cette immersion m’a donné une perception fine
des dynamiques humaines :
ce qui se voit,
ce qui se cache,
ce qui vacille,
ce qui respire en secret sous la surface.
Aujourd’hui, débarrassée des rôles et du monde des organisations,
je me tiens autrement :
non plus au service de trajectoires professionnelles, mais au service de l’être.
Ce qui m’importe désormais,
c’est d’ouvrir un lieu où la parole devient passage,
où un mouvement intérieur peut enfin se dire,
où l’on ne cherche pas à “réparer” l’ancien,
mais à laisser naître ce qui attendait depuis longtemps.
Ma pratique est vivante, souple, rigoureuse.
Elle refuse les dogmes et les protocoles.
Elle accueille l’expérience réelle du sujet :
ses rêves, ses élans, ses peurs, ses vacillements, ses intuitions,
et cette fine ligne où le sens apparaît.
Je m’adresse à celles et ceux qui sentent
qu’un autre axe les appelle,
qu’un espace intérieur veut s’ouvrir,
ou qu’une mutation silencieuse est déjà à l’œuvre.
Ici, nous laissons venir ce qui cherche sa forme.
À votre rythme.
Avec justesse.
Dans une vérité qui ne s’impose pas :
qui se révèle.
Accompagner n’est pas guider.
C’est tenir l’espace où la vie se remet à circuler.
