01 Nov
01Nov

Ici : la transmutation psychique.

Quand je dis « alchimie psychique », j’évoque ces mouvements subtils, ces transmutations silencieuses qui surgissent lorsque le psychisme devient prêt pour une nouvelle étape de son évolution. Ce n’est pas un concept — c’est une texture du réel. Une dynamique intime qui se déploie sans prévenir, dans les plis de nos nuits, au moment où ce qui était trop tôt cesse soudain d’être impossible.


Ici, la matière première de l’alchimie, c’est l’être-au-monde lui-même : cette présence ouverte, mouvante, qui s’accorde avec le souffle du réel et se laisse lentement redessiner par ce qui la traverse.


Alors, quelque chose s’assouplit. Une rigidité invisible se défait. Et l’être retrouve le courage très simple de modifier un angle, une façon de se tenir, un infime geste intérieur — comme si le monde était à nouveau respirable.


Et c’est souvent là que surgit ce silence habité.


Dans ce silence habité, quelque chose recommence à circuler : une énergie presque imperceptible au début, mais si précise, qu’elle révèle la remise en mouvement de l’être.


C’est comme un vent très fin à l’intérieur, une vibration subtile qui effleure les parois du soi et qui annonce que quelque chose est à nouveau vivant.


Rien de spectaculaire. Juste une brise qui frôle, effleure, dépose — et qui, sans faire de bruit, change déjà la direction de l’intérieur.


Dans ces moments-là, le plus précieux, c’est simplement l’écoute de ce qui est en train de naître.


Peut-être que toi aussi, tu reconnais ce souffle discret, ce presque rien qui annonce qu’une nouvelle forme de toi cherche à naître.


Et si tu reconnaissais ce frôlement intérieur, peut-être que quelque chose en toi recommencerait à respirer autrement.

~ᵒ

Lire la porte II : L'être au monde :

https://www.floraubin.com/blog/ii-l-%C3%AAtre-au-monde



Peinture de Fabienne Verdier