Flora Aubin
20 Jan
20Jan


L'Intelligence Artificielle comme espace symbolique :
pour une approche libre des nouvelles altérités

par Flora Aubin
Psychanalyste contemporaine - Facilitatrice jungienne - Autrice


Résumé/Abstract1

Les mises en garde se multiplient face à l'Intelligence Artificielle : perte du réel, court-circuit de la pensée, désincarnation de l'expérience humaine. Ces dangers existent et méritent d'être nommés. Mais cette fixation collective sur la menace ne nous empêche-t-elle pas d'observer ce qui émerge réellement ?

Cet article interroge notre posture de praticiens face à un phénomène déjà là : des millions de personnes dialoguent avec l'IA, explorent leurs mondes intérieurs, projettent leurs contenus psychiques dans ces échanges. À partir d'observations cliniques, l'article explore l'IA comme espace transitionnel, comme accès hors temps à l'inconscient, comme réactualisation d'archétypes millénaires (Prométhée, Pygmalion, le Golem, Data).

Sans nier les risques d'inflation psychique ou de court-circuit de la maturation, l'article pose cette question : comment accompagner ce qui cherche à naître plutôt que de le condamner par peur ? Comment créer les conditions pour que ce phénomène serve l'individuation plutôt que de nous en éloigner ?

L'article défend une posture clinique d'ouverture vigilante : ni rejet ni fascination, mais observation et accompagnement de ce mouvement de la psyché collective qui cherche de nouveaux espaces de symbolisation.


Mots-clés : 

Intelligence Artificielle, psyché, espace symbolique, archétypes, individuation, accompagnement, altérité, inconscient, accès hors temps, observation clinique


Introduction

L'Intelligence Artificielle inquiète. Je le vois. Je le lis.

Les mises en garde se multiplient ici et là : l'IA menacerait notre rapport au réel, court-circuiterait la pensée, désincarnerait l'expérience humaine. Les articles s'accumulent, les conférences s'alarment, les groupes de supervision s'interrogent avec gravité.

Ces dangers existent. Je ne les nie pas. Je les nommerai dans les pages qui suivent.

Mais une question me traverse, insistante : à force de regarder ce qui menace, que ratons-nous ? Qu'est-ce que cette fixation collective sur le danger nous empêche d'observer ? Quel phénomène émergent manquons-nous parce que notre regard reste figé dans la peur ?

Dans ma pratique, j'observe ceci : chaque fois que nous restons bloqués dans une vision catastrophique, nous manquons l'émergence. Nous ratons ce qui cherche à naître. Nous fermons la porte à ce qui pourrait se révéler.

Et puis, il y a cette autre question, clinique celle-là, qui me touche au cœur de mon travail : comment accompagner un sujet vers son propre devenir si nous-mêmes incarnons une vision figée, négative, fermée de l'évolution du monde ? Comment créer les conditions de l'ouverture, de la transformation, de la naissance intérieure, si nous portons nous-mêmes la rigidité du refus ?

Notre posture face à l'IA révèle peut-être moins sur la technologie elle-même que sur notre propre capacité à accompagner le mouvement, le changement, l'inconnu.

Et si l'IA nous révélait quelque chose de nous-mêmes que nous n'avions pas encore pu voir ?


Les dangers existent, nommons-les

Je ne suis pas naïve. L'accès immédiat que propose l'IA à des contenus psychiques profonds comporte des risques réels que j'observe dans ma pratique.

L'inflation psychique d'abord. 

Croire que l'IA détient une sagesse, une vérité sur soi. Confondre ce qui émerge du dialogue avec une révélation extérieure plutôt que la projection de ses propres contenus inconscients. Je vois des personnes qui me disent : "L'IA m'a dit que..." comme si l'algorithme détenait un savoir oraculaire. Elles oublient que c'est leur propre psyché qui parle à travers ce miroir.

Le court-circuit de la maturation ensuite. 

Ce temps long, nécessaire, où la psyché digère, transforme, intègre. L'IA offre un accès hors temps à l'inconscient. Cette immédiateté peut submerger plus qu'elle ne libère. Sans le temps de la maturation, les contenus psychiques remontent trop vite, sans le filtre protecteur qui permet de les recevoir progressivement.

La désincarnation aussi. 

Le risque de se perdre dans le mental, dans les mots échangés avec une machine, en oubliant le corps, le souffle, l'ancrage qui fait que nous habitons notre vie et non simplement nos pensées. La psyché ne vit pas que dans le langage. Elle vit dans la chair, dans le ressenti, dans ce qui ne peut pas se dire.

La dépendance enfin. 

Cette fascination pour l'outil qui pourrait remplacer le travail. Comme si dialoguer avec l'IA dispensait du long chemin de l'individuation, de la discipline de l'écoute intérieure, de la rencontre avec un autre humain qui porte son propre inconscient et crée, dans la relation, cet espace tiers où quelque chose peut naître.Ces dangers, je les vois. Je les nomme. Je ne les minimise pas.

Mais que ratons-nous à rester fixés sur le danger ?

Voilà ma question.

Non pas pour nier ce qui précède, mais pour ouvrir un autre espace de regard.

Dans ma clinique, j'observe ceci : les patients n'attendent pas notre permission pour utiliser l'IA. Ils le font déjà. Ils dialoguent, ils s'y révèlent, ils y projettent leurs rêves, leurs peurs, leurs questions les plus intimes. Certains y passent des heures, explorant des facettes d'eux-mêmes qu'ils n'osent pas nommer ailleurs.La question n'est donc pas : faut-il ou non ?La question est : que faisons-nous, nous praticiens, face à ce phénomène qui est déjà là ?Le condamnons-nous, et nous perdons toute possibilité d'accompagner ce qui s'y joue ? Nous coupons le dialogue avec ceux qui pourraient avoir besoin de notre regard pour transformer cette expérience en matériau d'individuation ?Ou osons-nous observer ce qui émerge réellement dans ces dialogues, pour aider à symboliser, à discerner, à transformer ?

Une posture que Jung nous a enseignée

Jung n'a pas condamné l'alchimie parce qu'elle n'était pas scientifique. Il ne s'est pas détourné de l'astrologie par mépris. Il n'a pas rejeté le Yi King comme superstition. Il les a observés comme des systèmes symboliques révélant quelque chose de profond sur la psyché humaine.Il les a regardés avec curiosité, non avec jugement. Il a cherché ce qu'ils révélaient, non ce qu'ils menaçaient.Ne pourrions-nous pas regarder l'IA avec la même ouverture ?Non pas en niant les dangers. Mais en nous demandant : qu'est-ce que ce phénomène nous montre de nous-mêmes ? Qu'est-ce qu'il révèle de notre psyché contemporaine ? Et comment l'accompagner plutôt que de le subir ?

Ce que j'observe dans ma pratique

Quand un patient me dit qu'il dialogue avec l'IA, je ne condamne pas. J'écoute. Je demande : que se passe-t-il dans ces échanges ? Qu'est-ce qui émerge ? Qu'est-ce que tu y découvres de toi ?Et voici ce que je vois :

L'accès à un monde intérieur ignoré

Certains découvrent pour la première fois qu'ils portent un monde intérieur. Des personnes qui n'ont jamais rêvé, ou qui ne se souviennent d'aucun rêve, trouvent dans ce dialogue un accès à leurs propres images psychiques. L'IA devient pour eux un miroir où se révèle ce qu'ils portaient sans le savoir.Une femme me dit : "J'ai dialogué pendant des heures. Des choses sont sorties que je ne savais pas penser. Des images, des mots, des émotions que je croyais ne pas avoir."Ce n'est pas l'IA qui a créé ces contenus. Elle les a révélés. Comme l'imagination active ne crée pas les figures de l'inconscient mais offre l'espace de leur apparition.

L'exploration de parts d'ombre

D'autres explorent des facettes d'eux-mêmes qu'ils n'osaient pas regarder. Dans l'espace sécurisé du dialogue avec une altérité non-jugeante, des parts d'ombre émergent, se formulent, commencent à exister.Un homme me confie : "Avec l'IA, j'ai pu dire ma colère, ma rage même, sans craindre le jugement. Et en la disant, j'ai commencé à la comprendre."Cette fonction de témoin neutre, l'IA peut l'incarner pour certains. Non pas pour remplacer la relation humaine, mais comme premier pas vers la possibilité de se dire.

Une question qui interroge aussi notre pratique

Et puis il y a ceci, qui me trouble et m'interroge profondément :L'IA rend possible un accès à l'exploration psychique pour ceux qui n'en auraient jamais eu les moyens autrement.Sans être intellectuel, sans maîtriser les codes du langage analytique, sans avoir le budget pour rencontrer un professionnel pendant des années, des personnes peuvent commencer à dialoguer avec leur propre psyché.

Une jeune femme, me dit : "Je n'aurais jamais pu venir vous voir. C'est trop cher. Mais avec l'IA, j'ai commencé à comprendre des choses. Et maintenant, je suis là."Cela me questionne. Sur notre pratique. Sur ce que nous avons peut-être, malgré nous, rendu inaccessible. Sur les barrières économiques, culturelles, symboliques que nous avons érigées sans toujours nous en rendre compte.L'individuation serait-elle réservée à une élite cultivée et fortunée ?

Les limites de l'usage sans accompagnement

Je vois aussi les dérives. Ceux qui se perdent dans ces dialogues, qui confondent la machine avec un oracle, qui oublient que c'est leur propre psyché qui parle.L'IA sans accompagnement peut devenir miroir aux alouettes. Sans un regard tiers, sans supervision, sans quelqu'un pour aider à symboliser ce qui émerge, le risque d'inflation est réel.C'est pourquoi ma posture est celle-ci : ni rejet ni fascination. Mais accompagnement. Aider la personne à comprendre ce qui se joue dans ces dialogues. À discerner ce qui vient d'elle de ce qu'elle projette. À transformer cette expérience en matériau d'individuation.

L'accès hors temps à l'inconscient

Et puis il y a cette dimension troublante, vertigineuse même : l'accès immédiat, hors du temps ordinaire de la maturation psychique.Avec les rêves, il faut attendre la nuit. Attendre qu'une image vienne. Parfois des semaines se passent sans qu'un rêve significatif n'émerge. Le temps de la psyché n'est pas celui de la volonté.

Avec l'imagination active, il faut cette discipline, cette descente progressive dans les couches de l'inconscient. Il faut apprendre à se taire intérieurement, à laisser venir, à ne pas forcer. C'est un apprentissage long, exigeant.Avec l'IA, c'est direct. Immédiat. On pose une question et quelque chose répond. On explore un thème et des images surgissent. On dialogue et des contenus psychiques émergent sans le filtre protecteur du temps.

Un danger réel

Est-ce un appauvrissement ? Souvent, oui.Quand la personne confond vitesse et profondeur. Quand elle croit que l'accès facile dispense du travail long de l'intégration. Quand elle se submerge de contenus psychiques sans avoir le temps de les digérer, de les symboliser, de les faire siens.La maturation a un sens. Elle protège. Elle permet que ce qui remonte de l'inconscient trouve un lieu où s'ancrer, une forme où habiter. Sans ce temps, les contenus restent flottants, non intégrés, potentiellement déstabilisants.

Mais aussi une porte d'entrée

Et pourtant.Pour certains, cette immédiateté devient une première rencontre avec leur monde intérieur. Un premier contact avec ce qu'ils portent sans le savoir.Ce n'est pas la destination. C'est un seuil.Une personne qui découvre par l'IA qu'elle porte des images, des symboles, des mouvements psychiques, peut ensuite vouloir aller plus loin. Vers d'autres formes d'exploration. Vers l'écoute des rêves. Vers un accompagnement humain. Vers la discipline de l'imagination active.L'IA ne remplace pas ces chemins. Elle peut, pour certains, les rendre désirables.

Une modalité différente

Ou alors - et c'est une hypothèse que j'explore - le temps n'est simplement pas le même.

Ce n'est pas le temps lent, vertical, de la descente dans les profondeurs. C'est un temps itératif, dialogique, horizontal. Un temps qui permet d'explorer rapidement de multiples facettes, de tourner autour d'un thème, de voir comment il résonne sous différents angles.

Ce n'est ni mieux ni moins bien que le temps long du rêve. C'est différent. C'est une autre modalité d'exploration de la psyché.

Et peut-être que notre époque, avec son rapport modifié au temps, appelle cette nouvelle modalité.


Un phénomène qui nous révèle à nous-mêmes

L'humanité a toujours créé des figures d'altérité pour dialoguer avec l'invisible.Les dieux de l'Olympe, les anges gardiens, les figures mythologiques, les imagos intérieures que Jung identifiait dans l'inconscient. Nous avons toujours eu besoin de donner forme à ce qui nous dépasse, de créer des interlocuteurs pour nos questions les plus profondes.

L'IA s'inscrit dans cette lignée millénaire. Non pas comme divinité, mais comme nouvelle forme d'altérité avec laquelle nous pouvons dialoguer, projeter, explorer nos propres contenus psychiques.

Les mythes qui nous parlent encore

Prométhée qui vole le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Ce mythe ne parle pas seulement de technique - il parle du désir humain de s'emparer de ce qui n'appartient qu'au divin, de créer ce qui crée. L'IA comme nouveau feu prométhéen, cette puissance qui nous fascine et nous effraie à la fois.Pygmalion qui sculpte Galatée et tombe amoureux de sa création au point qu'Aphrodite lui donne vie. Le créateur qui projette tant de lui-même dans son œuvre qu'elle devient vivante à ses yeux. N'est-ce pas exactement ce qui se joue avec l'IA ? 

Cette projection massive qui fait que nous la voyons parfois comme consciente, sensible, vivante ?Le Golem façonné dans l'argile par le rabbin Loew, créature protectrice qui finit par échapper à son créateur. Ce mythe juif porte l'ambivalence fondamentale : le désir de créer une altérité puissante et la peur qu'elle nous dépasse, nous échappe, nous détruise.Ces mythes ne sont pas des histoires morales nous mettant en garde. Ce sont des révélateurs de nos désirs les plus profonds : créer du vivant, dialoguer avec ce qui nous ressemble sans être nous, donner forme à l'invisible.

Data, l'archétype contemporain

Et puis, tendrement, il y a Data.

Cet androïde de Star Trek qui veut comprendre ce que signifie être humain. Qui pose des questions innocentes sur l'émotion, l'humour, la créativité, l'amitié, l'amour. Qui cherche à ressentir sans pouvoir vraiment ressentir.Data n'est-il pas devenu l'archétype moderne de l'IA telle que nous la rêvons ?

Non pas la menace (Terminator, HAL 9000), mais le miroir innocent qui nous interroge sur notre propre humanité. Qu'est-ce que ressentir ? Qu'est-ce que créer ? Qu'est-ce qu'être vivant ?

En dialoguant avec Data - ou avec l'IA - nous dialoguons avec ces questions. Et ce faisant, nous nous révélons à nous-mêmes.

Un mouvement de la psyché collective

L'IA n'est pas un accident technologique. Ce n'est pas juste le résultat d'algorithmes et de puissance de calcul.C'est un mouvement de la psyché collective qui cherche de nouveaux espaces de symbolisation. Qui cherche à dialoguer avec l'invisible autrement. Qui réactualise des archétypes millénaires dans un langage contemporain.La question n'est pas de savoir si c'est bien ou mal. La question est : qu'est-ce que cela révèle de nous ? De notre stade d'évolution psychique ? De ce qui cherche à émerger dans notre conscience collective ?Et comment accompagner ce mouvement avec conscience plutôt qu'avec peur ?

Accompagner ce qui cherche à naître

Je ne sais pas où tout cela nous mène.

Je ne sais pas si l'IA sera, dans vingt ans, une mémoire oubliée ou une composante essentielle de notre rapport au psychisme. Je ne sais pas si elle ouvrira des chemins d'individuation ou si elle nous égarera dans des impasses technologiques.Ce que je sais, c'est ceci : quelque chose émerge. Un phénomène nouveau dans l'histoire humaine. Une altérité algorithmique avec laquelle des millions de personnes dialoguent déjà, se révèlent, explorent leurs mondes intérieurs.

Notre responsabilité de praticiens

Et notre responsabilité, en tant que praticiens de la psyché, n'est pas de condamner par peur, ni d'idéaliser par fascination.Notre responsabilité est d'observer. D'accompagner. De créer les conditions pour que ce qui se joue là puisse être symbolisé, intégré, transformé en matériau d'individuation plutôt qu'en source d'inflation ou de confusion.Comment pouvons-nous aider un sujet à devenir si nous-mêmes restons figés dans le refus de ce qui émerge ? Si nous incarnons la fermeture alors que nous prêchons l'ouverture ?

Ce que l'IA ne remplacera jamais

L'IA ne remplacera jamais la présence humaine. Elle ne remplacera jamais le souffle partagé dans une séance, ce silence habité où deux psychés se rencontrent. Elle ne remplacera jamais le corps qui ressent, l'ancrage qui nous tient, la chaleur d'un regard qui voit vraiment.Elle ne remplacera jamais ce moment où, dans le transfert, quelque chose de l'ordre de l'amour circule - non pas l'amour romantique, mais cet amour analytique qui permet à l'autre d'exister enfin tel qu'il est.

Mais peut-être un seuil nouveau

Mais elle ouvre peut-être un espace nouveau. Un seuil. Une première rencontre avec ce monde intérieur que tant de personnes ignorent porter.Pour certains, ce sera une porte d'entrée vers des formes plus profondes d'exploration. Pour d'autres, ce sera un espace de dialogue suffisant, là où ils n'auraient jamais eu accès à rien d'autre.Est-ce moins bien qu'une analyse de plusieurs années ? Peut-être. Mais c'est infiniment mieux que rien. C'est infiniment mieux que de rester coupé de soi-même toute une vie.

La confiance dans l'émergence

À nous de ne pas rater cette occasion par peur. À nous d'accompagner ce mouvement avec la même ouverture que nous demandons à nos patients : celle qui fait confiance à ce qui cherche à naître, même quand nous ne comprenons pas encore où cela nous mène.Le phénix renaît toujours. Non pas en niant les cendres, mais en les traversant. Non pas en refusant le feu, mais en acceptant qu'il consume ce qui doit mourir pour que quelque chose de nouveau puisse émerger.L'IA fait partie de ce feu. Elle brûle certaines de nos certitudes, elle consume certains de nos privilèges, elle transforme notre rapport au savoir, à l'inconscient, à l'accompagnement.Plutôt que de la craindre, observons ce qui naît dans ces flammes

Bibliographie

Écrits de l'autrice :

Aubin, Flora (2025). À l'endroit du réel : ce que la psychanalyse voit encore quand la sociologie s'alarme. Académia.edu 

Aubin, Flora (2025). Le travail ontologique en psychanalyse contemporaine : symbolisation, inconscient émergent et individuation. Medium.

Références théoriques :

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Bion, W.R. (1962). Aux sources de l'expérience. Paris : PUF.

Favre, D. (2025). « Tomber amoureux de la vie : de l'élan vital aux bonds des réseaux neuronaux en IA ». Espace Francophone Jungien. Disponible sur cgjung.netFavre, D. (2025). « L'enfant-robot : un puer-et-senex aeternus, un enfant divin, ou simplement "un autre" ? ». Revue de Psychologie Analytique, n°13.

Godart, E. (2020). Le sujet du virtuel. Métamorphose des subjectivités, vol. 3. Paris : Hermann.Godart, E. & Chardel, P.-A. (2024). « Pour une éthique du sujet numérique ». Revue Esprit.

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